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Découvertes

Janus Rasmussen - Inert

Janus Rasmussen (moitié de Kiasmos) signe son album solo Inert qui sortira le 19 juin sur Embassy One


Connu comme l’une des deux têtes pensantes de Kiasmos aux côtés d’Ólafur Arnalds, Janus Rasmussen signe avec Inert son album solo. Un disque qui marque une étape décisive : celle d’un producteur maître des nuances et des équilibres délicats, choisissant cette fois une approche plus affirmée, sans rien sacrifier à la finesse de son travail.

Conçu comme un mouvement contre l’inertie, aussi bien créative que physique, l’album se déploie dans un jeu constant de tensions et de respirations. Ici, les morceaux privilégient la construction à l’impact immédiat, dessinant des trajectoires évolutives où les montées progressives côtoient des instants de suspension plus contemplatifs.


Janus Rasmussen y place sa voix au premier plan, non pas comme élément central figé, mais comme une matière qui circule à l’intérieur des arrangements. Elle se fond dans une électronique dense, faite de textures en mouvement, de basses mobiles et de détails qui apparaissent puis disparaissent sans jamais alourdir l’ensemble.

Murk condense cette dynamique avec une énergie contenue mais clairement orientée club : un beat à l’empreinte UK garage, des fréquences qui oscillent et une construction qui joue sur la répétition et la variation plutôt que sur l’impact immédiat.



Sur la durée, Inert évite la linéarité. L’ouverture Drain installe une lumière fragile, rapidement assombrie par les reliefs 2-step de Doom. La track Bones, quant à elle, étire la matière sonore jusqu’à la quasi-dissolution, avant que Sift ne resserre l’espace autour d’un dialogue entre synthétiseurs et piano.

Au centre de l’opus, Tomb introduit un groove plus fragmenté, presque joueur, avant que Fumes ne vienne ouvrir le spectre avec une intensité plus directe grâce à son breakbeat lumineux. Evil prolonge cette tension dans une forme plus retenue, tandis que Blame réinjecte du mouvement avec une base rythmique plus appuyée.


Spiraling clôt l’ensemble dans un format plus ample, laissant le disque se déployer plutôt que de le refermer brutalement.

Sur Inert, Janus Rasmussen trouve un point d'équilibre entre précision de production et pulsation club, faisant cohabiter exploration sonore et sens du mouvement sans jamais les opposer.

Précommander l'album ici


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